Lesly, sportif ING en route pour l'Ironman !

Lesly, sportif ING en route pour l’Ironman !

« Tout est possible ». Voilà la devise des Ironmen, ces athlètes hors normes, capables d’enchaîner 3,8 km de natation, 180,2 km de cyclisme et un marathon (course à pied de 42,195 km). C’est aussi le leitmotiv de Lesly Bové, Relationship Manager chez ING Commercial Banking (banque de financement d’ING Bank France), qui s’est donné pour défi de bien figurer lors du prochain Ironman d’Hawaï, le championnat du monde de triathlon très longue distance le plus connu de la planète. Jusqu’au jour J, ING vous propose de suivre les aventures et l’entraînement de ce collègue pas comme les autres. Première étape aujourd’hui, Lesly nous raconte sa dernière course, qualification à la clé.

« Un an et deux semaines après avoir participé à mon premier Ironman, je me retrouve de nouveau sur la ligne de départ, pour un deuxième. Cette fois au Pays de Galles. La raison qui m’a fait choisir cet endroit plutôt qu’un pays plus chaud (ce que mes parents auraient préféré) ? Cette course est connue pour sa difficulté : natation dans la mer et beaucoup de dénivelé pour la partie vélo (2400D+) et le marathon (400D+). Ça tombe bien, c’est ce que j’aime !

Ma saison 2015 s’est déjà bien passée. J’ai pu faire beaucoup de courses, je ne me suis pas blessé (vive les étirements et les exercices de gainage à 7h le matin !) et j’ai réussi à me qualifier pour le championnat du monde de triathlon sur la distance 70.3 (ce qu’on appelle un semi-triathlon car cette distance correspond à la moitié des distances que nous devons faire pour un Ironman). Ce championnat avait lieu à Zell am See en Autriche, une région assez connue comme station de ski. Quel endroit magnifique pendant l’été ! Des températures qui dépassent les 30 degrés, nager dans un lac avec de l’eau très claire, un parcours vélo dans la montagne et un circuit course à pied avec des spectateurs très enthousiastes. J’y ai fait une bonne course, j’ai rencontré plein de gens très sympas mais je suis surtout rentré à Paris avec une valise plein de bons souvenirs. C’était bon pour le moral !

« Objectif : confirmer La performance de mon premier Ironman l’année dernière »

Et donc je me retrouve sur la ligne de départ au Pays de Galles dans un état d’esprit assez « zen ». Je suis prêt, je me sens bien et j’ai surtout envie de faire une bonne course. Objectif : confirmer la performance de mon premier Ironman l’année dernière où je m’étais classé 4ème dans ma catégorie (sur 170 participants) et 21ème en général (sur 750 participants, athlètes professionnels inclus – dans les faits 20ème, car quelqu’un avait été testé positif à des substances de dopage et donc disqualifié. NON aux tricheurs !). Mais le plateau de cette course au Pays de Galles étant beaucoup plus relevé, cela promet de ne pas être évident.

Nous voilà dimanche matin, le 13 septembre à 7h du matin, sous une légère bruine. Je commence une journée assez longue avec 2200 autres triathlètes (dont 250 dans ma catégorie). Comme toujours, la natation est assez chaotique. Imaginez-vous 2200 personnes sur une plage essayant toutes au même moment d’atteindre le plus rapidement possible une bouée dans l’eau, et vous comprendrez. Et si ça ne vous effraie pas encore, ajoutez des vagues d’environ deux mètres et un courant difficile. Je pense donc ne pas être le seul à être content de boucler les deux tours, en courant vers la zone de transition. Mon temps de natation : 1h04. Je suis en 9ème position dans ma catégorie, sorti de l’eau en 80ème position « overall ». C’est quatre minutes de plus en comparaison de mon temps de l’année dernière, mais étant donné les conditions, ce n’est pas anormal.

Alors que dire de la partie vélo ? Que c’est dur, et surtout très long ! Il pleut encore un peu (attention dans les descentes), il y a beaucoup de vent et pas un mètre qui est plat. Donc pas de temps pour trouver le bon rythme ou pas d’endroit non plus pour récupérer un peu. Un drame est évité après 30 minutes de vélo : en changeant de vitesse ma chaine se bloque. Je n’ose vous dire les mots que je crie à cet instant, tout mon vocabulaire y est passe (en français, anglais et néerlandais). Je pense que cela effraie les dieux du triathlon car après cinq minutes, je trouve la solution et peux continuer, quel soulagement !!! La suite de la partie vélo se passe assez bien. Je rattrape pas mal de gens et les nuages donnent lieu à quelques belles éclaircies. Quelque chose fait vraiment du bien : à un moment, il y a une bosse assez ardue à grimper. Il y a une masse de gens, beaucoup d’entre eux déguisés, en train de crier et de soutenir les triathlètes. Quel sentiment magique, unique ; j’ai toujours la chair de poule quand je décris ce passage qui m’a donné un vrai boost mental. Mais bon, il y a encore quelques kilomètres à faire et j’avoue que les jambes deviennent fatiguées. Et quand tu sais que tu dois encore courir un marathon, tu te demandes pourquoi tu as choisi le triathlon et pas un truc un peu « moins long ». Après 5h47 de vélo, je suis très content d’arriver de nouveau à la zone de transition, prêt à enfiler mes baskets. Je suis en 8ème position dans ma catégorie, 46ème du général.

« J’apprends que je suis assez bien positionné, je ne peux pas relâcher mon effort »

Le marathon. 42km ou quatre boucles à faire de 10km et quelques. Le parcours est très simple ; un aller et retour ; l’aller qui monte, le retour qui descend. Je peux vous dire que ça fait mal aux jambes ! Mais malgré le fait que ça dure assez longtemps (> 3h), j’ai toujours l’impression que ça passe assez vite. Peut-être grâce aux spectateurs qui, en criant ton nom, te soutiennent, ou peut-être parce qu’on commence facilement à rêver d’autre chose (la ligne d’arrivée ; la pizza que tu veux manger ce soir etc.). Mais comme j’apprends que je suis assez bien positionné dans ma catégorie, je ne peux pas relâcher mon effort. Il faut que je vous explique pourquoi : le rêve de chaque triathlète longue distance est d’aller à Hawaï, où chaque année le championnat du monde d’Ironman a lieu. Pour y aller, le triathlète doit se qualifier, c.à.d. terminer parmi les premiers dans sa catégorie lors d’une course qualificative. Comme l’Ironman du Pays de Galles est assez populaire, les cinq premiers dans ma catégorie ont droit à un ticket d’entrée pour ce championnat. Donc quand j’entends mon père crier que je suis environ en 8ème position dans ma catégorie, je commence à croire que je peux envisager un top 5 et donc obtenir un ticket pour Hawaï. A ce moment, ta course change. Chaque personne que tu dépasses, tu regardes sur leur dossard pour savoir dans quelle catégorie elle est inscrite. Tu veux courir plus vite pour rattraper les gens, mais attention : il y a encore 20km à courir ! Donc on doit bien gérer nos efforts et surtout ne pas oublier de passer par les ravitaillements pour y prendre un peu d’eau et un gel énergétique. Tout d’un coup, tu te retrouves dans une course dans la course, où chaque personne qui court devant toi est un adversaire potentiel.

Mon avantage est que je sais que je cours assez bien ; c’est ma discipline la plus forte. Je sens que j’avance peu à peu et que j’ai déjà dépassé pas mal de gens. Mais à 7km de l’arrivée, il y a un coureur de ma catégorie qui me dépasse. « Mais non, ce n’est pas vrai, ce mec va prendre mon ticket pour Hawaï. Il faut que je coure plus vite. » Malheureusement, après plus de 9 heures d’efforts, les jambes sont fatiguées, le corps épuisé, tout fait mal. Difficile de courir plus vite et de suivre cette personne en train de détruire mon rêve. Après avoir digéré ce coup au moral, je me dis que je dois faire quelque chose parce que je n’ai rien à perdre. En plus, je vois que cette personne regarde de temps en temps derrière elle, donc elle n’est pas très sûre d’elle. « Ok Lesly, on va essayer, d’accord ? Oui, ça fait mal mais chez les autres, ça fait mal aussi donc ne cherche pas d’excuses ! » Je suis prêt à jouer ma dernière carte ; tout ou rien. Je rattrape le mec, reste un peu derrière lui avant de lancer une toute dernière accélération sur une partie qui monte un peu. Je cours et cours, sans regarder derrière moi. Encore 4km, on arrive presque à la fin, encore 3km, c’est bon je peux déjà entendre le speaker, suis presque là, encore 2km, allez Lesly, go go go, cours comme si tu étais poursuivi par un chien fou, encore 1km… Uniquement à cet instant, je regarde derrière moi et ne vois plus ce mec. Après 3h17 de course à pied et 10h21 au total, je franchis la ligne d’arrivée. Ça correspond (de nouveau) à une 21ème place au général et (de nouveau) à une 4ème place dans ma catégorie. Avec 6 secondes de retard sur le 3ème (merci au problème technique sur le vélo)… Mais bon, je suis hyper content parce que cela veut dire que je me suis qualifié pour le championnat du monde en 2016 à Hawaï, un rêve depuis que j’ai vu un Belge remporter cette course lorsque j’avais 17 ans.

Un dernier mot pour les gens qui me supportent dès le début et qui suivent mes performances de très près : merci pour votre soutien ! Ça me fait vraiment très plaisir et croyez-moi, ça aide vraiment lors d’une course !

Hawaï, here I come…
Lesly. »

La suite des aventures de Lesly, dans les prochaines semaines !